Le processus de réoccupation du Marché central de Kinshasa entre dans sa phase active

Cinq ans après sa fermeture et suite à d’importants travaux de reconstruction entamés en 2022, le Marché central de Kinshasa, le célèbre Zando, s’apprête à rouvrir ses portes. Le gouvernement provincial a officiellement lancé, ce 7 avril 2026, la campagne de souscription destinée à identifier les futurs occupants des étals et magasins de cette infrastructure modernisée.

Le processus de réhabilitation du cœur commercial de la capitale franchit une étape avec l’ouverture de la phase d’identification des requérants. Cette opération, préalable indispensable à l’attribution effective des emplacements, se déroule du 7 au 20 avril 2026. Les services du gouvernorat accueillent les postulants de 8 h 30 à 16 h 30, le lancement officiel ayant été localisé au Jardin botanique de Kinshasa. Afin de garantir une large accessibilité et de fluidifier l’enregistrement des commerçants, l’Agence congolaise de presse précise que le dispositif est également déployé dans plusieurs points stratégiques de la ville, notamment aux marchés de Matete, de la Liberté et de Maluku, ainsi que dans les maisons communales de Bandalungwa et de Limete.

L’accès à ce nouvel outil économique est encadré par des critères d’éligibilité rigoureux définis par les autorités provinciales. Les candidats doivent impérativement être de nationalité congolaise ou représenter une entité de droit congolais, bien que les ressortissants étrangers puissent également postuler s’ils détiennent une carte de résident en cours de validité. Outre la condition de majorité fixée à 18 ans, chaque requérant doit prouver sa qualité de commerçant en présentant une patente valide, un registre du commerce ou une fiche de recensement économique pour l’exercice 2026. Sur le plan fiscal, la présentation d’une preuve de paiement de l’impôt foncier ou de l’impôt sur le revenu locatif est exigée pour l’obtention du quitus nécessaire à la validation du dossier.

Sur le plan technique, l’ouvrage livré s’écarte des projections initiales mais propose une structure moderne et structurée. Emmanuel Mputu, coordonnateur du projet, a détaillé la configuration du site qui dispose désormais de 10 000 étals pour les détaillants, de 650 magasins et de plus de 300 kiosques. La logistique est renforcée par 10 entrepôts de 500 mètres cubes chacun et 10 chambres froides, tandis que l’hygiène est assurée par 272 toilettes publiques. Il est à noter que la capacité en étals est sensiblement inférieure aux 80 000 places qui avaient été annoncées en 2024 par l’ancienne administration de Gentiny Ngobila.

La concrétisation de ce chantier, dont les travaux ont été exécutés par l’entreprise chinoise SZTC sous la supervision de la société Sogema, a été rendue possible grâce à un partenariat public-privé. Ce projet a bénéficié d’un financement de 44,5 millions de dollars sous forme de prêt accordé par la Sofibanque. Si les tarifs de location des différents espaces demeurent pour l’instant confidentiels, le gouvernement provincial a toutefois rassuré les anciens vendeurs en indiquant qu’une priorité de réinstallation serait accordée aux occupants qui exerçaient sur le site avant sa fermeture en janvier 2021…

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Source : Bankable.africa

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