Quelques infrastructures clés du Burkina Faso

Laongo :

Le granite au coeur de la sculpture

Situé à environ 42 km de Ouagadougou, le site de sculpture sur granite a été créé en 1988 par le gouvernement du Burkina Faso sur initiative du Comité des arts plastiques du Burkina Faso avec à sa tête‚ le sculpteur KI Siriki. La tenue du premier symposium international de sculpture sur granite de Laongo en 1989 a connu la participation de 18 sculpteurs renommés venus de 13 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique. Depuis lors, les symposiums se succèdent tous les deux (2) ans permettant la création d’œuvres de très belle facture. Une des particularités des symposiums tenus sur le site de Laongo, est la liberté dans la création. Aucun thème n’est imposé aux sculpteurs. Les œuvres sont naturelles, abstraites, stylisées ou symboliques et s’inspirent du choc des cultures.

Le site se compose de blocs de granite qui s’étalent sur deux espaces dans un environnement sauvage parsemé d’arbres et d’herbes. Le granite présent sur le site, daterait selon les spécialistes de plus de trois (3) milliard d’années.

Depuis le premier symposium de sculpture dénommé «Sympo granit 89» tenu du 13 janvier au 02 mars 1985, des artiste plasticiens venus d’horizons divers se lancent à chaque édition, à l’assaut de ces blocs de pierre et, à force d’abnégation et de travail, ils les ont façonnés et ont fini par leur donner une âme.

Le site compte plus de deux cent (200) œuvres sculptées par des artistes de diverses nationalités, traitant des thèmes tous aussi variés, portant sur la femme, l’amour, l’environnement, le pouvoir, les animaux, l’argent, etc….

Burkina Faso

Mémorial aux Héros :                                                      

Une place emblématique

Situé à Ouagadougou, avenue Mouammar Kaddafi‚ le Mémorial aux Héros nationaux est un monument qui mesure 55 m de haut et pèse près de 8000 tonnes. Composé de béton et d’acier‚ il comporte deux calebasses. L‘une tournée vers le bas, l’autre orientée vers le haut, contenant l’eau de l’entente et de la paix retrouvée. Les deux calebasses sont portées par quatre grandes structures qui représentent les quatre étapes de la lutte du peuple pour : l’indépendance, la république, la révolution et la démocratie. Ce monument des héros, symbolise la gratitude et la reconnaissance du peuple burkinabé ainsi que l’unité nationale. Le monument a été construit en s’appuyant sur les valeurs expressives de la culture nationale. Les deux calebasses sont protégées et portées par quatre poteaux. Ces quatre poteaux s’élèvent sur plus de 47 m.

Le musée de l’histoire politique situé à mi-hauteur relie les quatre poteaux entre eux. Il est construit en forme d’anneau qui enserre les poteaux pour marquer la solidité de l’unité nationale.

Le joyau du nord de Ouaga

Pour quitter Ouaga et se rendre à Ouahigouya ‚ il existe un ouvrage de franchissement grandeur nature qu’il est impossible de ne pas traverser. Il s’agit d’un joyau architectural à voies multiples‚ construit pour limiter les embouteillages sur certains axes routiers‚ parmi lesquels figure‚ la sortie Nord de la ville‚ au niveau du pont de Baskuy. Cet échangeur du nord de Ouagadougou comprend dix ponts d’une longueur comprise entre 40 et 75 mètres chacun. Le bitumage d’environ 22 km de voies en béton a été prévu. Pour fludifier la circulation‚ l’ouvrage comporte un carrefour principal à quatre nœuds et une jonction avec la route Nationale n°22. Si désormais‚ sortir ou entrer dans Ouaga

par le nord sera chose plus aisée‚ sur le plan de l’assainissement urbain‚ l’un des objectifs de la construction de cette infrastructure routière‚ est de favoriser la structuration du réseau de voiries urbaines de la ville. Un bonheur‚ autant pour les usagers que‚ pour le marché de l’emploi‚ car la construction de cet ouvrage‚ localisé en centre-ville‚ en vue de désengorger l’un des nœuds les plus encombrés de la capitale du Burkina Faso‚ a mobilisé 2246 personnes.  L’ exécution des travaux avait été confié à Sogea-Satom (VINCI Construction International Network) en décembre 2015.Le mode de financement de l’échangeur du nord est le Partenariat Public-privé innovant, une première expérience dans les infrastructures routières au Burkina. La convention prévoit un remboursement au bout de dix ans dont trois de différé. Le coût de réalisation est de 70 000 000 000 FCFA.

Samendeni : Un barrage pour booster  la filière agro-sylvo pastorale

Construit sur le fleuve Mouhoun dans le département de Bama, une ville située à 40 km à l’ouest de Bobo-Dioulasso, la capitale économique du Burkina, le barrage de Samendeni s’étend sur plus de 50 km. Sur une superficie inondée de 153 km2 avec une capacité d’un milliard de m3, une hauteur de 23,9 m et une longueur de 2 900 m , il est le 3e plus grand barrage du Burkina. L’ ouvrage comprend un lac artificiel de plus de 1,5 milliard de m3 et une centrale électrique d’une capacité de 3,74 MW. Il devrait permettre l’émergence d’un pôle de croissance agro-industriel dans la vallée du fleuve Mouhoun, où 1 500 hectares de terres sur les 21 000 hectares prévus sont déjà irrigués.

Les travaux de construction du barrage ont coûté plus de 100 milliards de francs CFA. Une somme qui inclut le dédommagement des 6 000 ménages affectés. Plus grand barrage de l’Ouest du Burkina Faso, Samendéni va contribuer à la croissance du Produit Intérieur Brut de près de 2% et à la création d’au moins 100 000 emplois directs et indirects, ce barrage devra contribuer fortement au développement socioéconomique du Burkina Faso. En effet, il est prévu à son terme, la construction d’un hôtel perché sur le lac du barrage. Le barrage de Samendeni voit ainsi le jour après 40 ans de réflexion et d’engagement pour sa réalisation. L ’idée de construire un barrage dans cette localité avait été émise pour la première fois en 1976. Il a fallu attendre 1996 pour jeter les premiers jalons de ce projet qui commencera finalement à se matérialiser à partir de 2008.

Ces travaux ont été confiés au groupement d’entreprises maroco-burkinabè, Société générale des travaux du Maroc et à Fadoul Technibois. Ce barrage devra contribuer fortement au développement socioéconomique du Burkina Faso. Il est prévu à son terme, la construction d’un hôtel perché sur le lac du barrage. Le barrage de Samendeni fait partie intégrante du Programme de développement intégré de la vallée de Samendeni (PDIS), l’un des plus ambitieux projets de développement initié par le gouvernement burkinabè. Ce programme est financé par l’État burkinabè et plusieurs bailleurs de fonds. Il s’agit entre autres de la Banque islamique de développement (BID), le Fonds saoudien pour le développement (FSD), la Banque Ouest africaine de développement (BOAD), La Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (Badea), le Fonds koweitien pour le développement économique arabe (FKDEA), le Fonds de l’OPEP pour le développement (OFID), la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) et le Fonds d’Abou Dhabi pour le développement (FADD), etc….

 Le barrage et les zones humides associées fournissent de l’eau pour la production d’électricité, l’agriculture et la consommation humaine. La population, peu nombreuse, joue un rôle essentiel pour le maintien de la biodiversité. La végétation se compose d’une savane boisée et de forêts ouvertes, accompagnées de forêts-galeries denses et semi-décidues où certains arbres s’élèvent à 40 mètres de hauteur. Le site abrite des espèces d’arbres menacées au plan mondial comme Pterocarpus erinaceus, Afzelia africana et Khaya senegalensis. Il accueille aussi divers mammifères, des oiseaux d’eau, des poissons et des reptiles. On peut y observer des mammifères menacés au plan mondial comme l’hippopotame et l’éléphant d’Afrique Loxodonta africana. La population humaine en augmentation en aval du site, la propagation accrue de maladies liées à l’eau qui touchent les communautés locales, la dispersion des troupeaux d’hippopotames, les effets des changements climatiques et l’absence de consultation des parties prenantes en matière de gestion et de développement, sont parmi les menaces les plus pressantes pour les ressources naturelles du site.

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