La République démocratique du Congo avance dans la relance du projet Pioka-Tombe, une importante structure dont la capacité de production escomptée est d’environ 6 450 MW. Selon un communiqué daté du 12 mars 2026, le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a effectué un déplacement à Milan pour discuter avec les responsables de la société italienne Electroconsult. Depuis 1955, cette entreprise d’ingénierie spécialisée en infrastructures civiles et énergétiques n’est pas une inconnue dans ce dossier, car elle a dirigé les premières études techniques du site dès 1978.
En Italie, les débats se sont focalisés sur l’impératif de mettre à jour les formations techniques et économiques. Cette approche représente une base essentielle avant toute reprise concrète des activités sur le terrain, favorisant l’alignement des archives historiques avec les réalités actuelles pour anticiper plus efficacement les futurs cycles de développement.
Le gouvernement congolais a une vision soigneusement planifiée pour ce point de passage frontalier. Lors de la réunion du Conseil des ministres qui s’est déroulée le 9 janvier 2026, Aimé Sakombi Molendo avait souligné que la réouverture de Pioka-Tombe nécessitait l’application d’un protocole technique rigoureux.
Ce processus comprend la mise à jour des informations, le déploiement de nouvelles initiatives topographiques, l’exécution d’études de préfaisabilité et de faisabilité, ainsi que la création d’un avant-projet détaillé. Outre ces considérations techniques, le ministre a mis l’accent sur la nécessité cruciale de créer un cadre institutionnel et financier solide, apte à attirer et assurer les investissements colossaux nécessaires pour mener à bien un projet de cette envergure.
Le défi va au-delà des simples limites nationales et s’inscrit dans un mouvement de coopération régionale entre Kinshasa et Brazzaville. Le 26 février 2026 a marqué la concrétisation de cette ambition partagée par la signature d’un protocole d’accord entre Aimé Sakombi Molendo et Émile Ousso, ministre de la République du Congo, scellant ainsi leur engagement envers l’exploitation hydroélectrique de cette section du fleuve Congo. Une fois terminé, le complexe se donnera pour objectif de combler le déficit d’électricité à Kinshasa, estimé à plus de 1 000 MW. De plus, il favorisera l’expansion industrielle de la province du Kongo Central et des zones connectées au grand réseau d’Inga…
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Source : Bankable.africa


