Réuni le 13 janvier 2026 à La Kasbah, un conseil ministériel restreint consacré à la politique sociale du logement a examiné le plan d’exécution des programmes de logements sociaux. L’État prévoit la construction de 5 000 logements d’ici 2030, destinés aux catégories à revenus faibles et moyens, à travers des mécanismes de location-accession et de vente avec facilités de paiement.
Depuis le 3 janvier 2026, Ciudad de la Paz est officiellement la capitale de la République de Guinée équatoriale. La décision a été formalisée par un décret-loi signé par le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, mettant ainsi fin au statut de Malabo, capitale historique mais géographiquement isolée sur l’île de Bioko. Raisons avancées : position géographique plus centrale, gros potentiel d’expansion urbaine et volonté de moderniser l’administration, renforcer l’unité nationale et favoriser un développement équilibré.
Située sur le continent, dans la province de Djibloho, à proximité de l’aéroport international de Mengomeyén, Ciudad de la Paz, anciennement appelée Oyala, s’impose progressivement comme un nouveau pôle administratif. La ville se distingue déjà par ses infrastructures modernes, notamment ses tours, son palais présidentiel, ainsi que ses premiers complexes résidentiels et administratifs.
Selon le décret, l’ensemble des services de la Présidence de la République, des pouvoirs de l’État, des organes constitutionnels, des institutions gouvernementales et des entreprises publiques disposent d’un délai d’un an pour procéder à leur transfert et à leur installation effective dans la nouvelle capitale.
Dans un communiqué du Bureau d’information et de presse de la Présidence, le chef de l’État justifie cette décision par la croissance urbaine rapide et non planifiée des villes de Malabo et Bata au cours des dernières décennies. Cette expansion, alimentée par un afflux constant de populations rurales, a entraîné une forte concentration des infrastructures, des services publics et des opportunités économiques dans ces deux agglomérations.
« La croissance urbaine non planifiée a engendré des défis considérables en matière d’aménagement du territoire, une saturation des services essentiels, un creusement des inégalités régionales ainsi qu’une pression accrue sur les réseaux de transport et de communication », souligne le communiqué présidentiel.
Les autorités estiment que la poursuite de cette dynamique pourrait accentuer les déséquilibres territoriaux, fragiliser la cohésion nationale et compromettre les objectifs de développement durable du pays.
Conçue dès 2008 à l’initiative du président Obiang, Ciudad de la Paz répond ainsi à une logique de rééquilibrage territorial et de planification urbaine. Grâce à sa position stratégique, à son potentiel d’expansion et à sa connectivité avec les autres régions du pays, la ville est présentée comme l’option idéale pour accueillir la capitale.

Déjà dotée d’infrastructures telles qu’une université et un hôpital, la nouvelle capitale ambitionne d’accueillir à terme près de 200 000 habitants et de concentrer l’ensemble des institutions gouvernementales. Toutefois, le transfert complet des services publics demeure un défi majeur pour cette métropole encore en pleine construction, dont le financement repose principalement sur les revenus pétroliers…
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