Selon les analyses de la Banque mondiale, les agglomérations sud-africaines ont dû faire face, durant la décennie écoulée, à une fragilité financière doublée d’un manque d’investissement dans leurs infrastructures. Pour remédier à cette situation, un nouveau projet vient d’être lancé afin de permettre au pays de redynamiser les services publics fondamentaux au sein des territoires urbains.
En Afrique du Sud, ce sont 22 millions de personnes, résidant dans huit des métropoles les plus importantes du pays, qui sont visées par le « Programme de services commerciaux métropolitains » validé par la Banque mondiale. Cette part de la population est au cœur de l’économie nationale, puisqu’elle génère 85 % de l’activité globale du pays.
Dans un communiqué diffusé le vendredi 7 novembre 2025, l’institution financière précise que cette initiative représente la toute première utilisation dans le pays de l’instrument financier de type « Programme axé sur les résultats » (PforR). L’ambition affichée est de renforcer la redevabilité, de restaurer la viabilité financière et d’optimiser l’efficacité opérationnelle des services urbains vitaux dans les municipalités concernées.
Sur le plan financier, l’opération bénéficie d’une contribution de 925 millions de dollars de la part de la Banque mondiale, s’insérant dans un cadre gouvernemental plus large estimé à 3 milliards de dollars. Le communiqué souligne que l’accès à ce financement étendu sera réservé aux villes qui parviendront à atteindre les objectifs de performance fixés pour l’amélioration de leurs services de base.
Pour rappel, le mécanisme PforR se distingue par le fait qu’il lie formellement le versement des capitaux à la réalisation de résultats concrets et prédéfinis. Ce dispositif soutiendra les réformes institutionnelles portées par l’État ainsi que la modernisation des services commerciaux, avec une priorité accordée à l’approvisionnement en eau potable, aux systèmes d’assainissement, à la fourniture d’électricité et au traitement des déchets solides.
La Banque mondiale observe que, ces dernières années, les centres urbains sud-africains ont rencontré des difficultés de plus en plus lourdes pour assurer les prestations de base, en raison d’un recul du taux d’accès, de budgets instables et d’un délaissement des infrastructures.
Pourtant, des données de Statistics South Africa (Stats SA) publiées en novembre 2024 nuancent ce constat en montrant une progression globale de l’accès aux services essentiels entre 2011 et 2022. Durant cette période, le taux d’accès à l’eau potable a grimpé de 85,1 % à 88,5 %, tandis que celui de l’assainissement est passé de 68,9 % à 80,7 %. Néanmoins, le rapport précise que la distribution de ces services reste très hétérogène entre les communes, et même à l’intérieur de celles-ci, selon l’importance démographique, la santé économique locale et l’état des besoins en équipements.
Il est à noter que la mise en œuvre de ce programme est prévue pour s’étaler sur une période de six ans…
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