Le Burkina Faso engage une vaste opération d’aménagement paysager dans ses centres urbains. Au lancement des travaux à Ouagadougou, le ministre d’État Ismaël Sombié a fixé un délai strict pour leur achèvement et insisté sur la nécessité de garantir leur viabilité économique et environnementale.
Le ministre d’État en charge de l’Agriculture, le commandant Ismaël Sombié, assisté du ministre délégué Amadou Dicko, a procédé le lundi 4 mai 2026 à Ouagadougou au lancement officiel des travaux d’aménagement paysager en milieu urbain. À cette occasion, il a instruit la Direction générale de l’environnement et du cadre de vie (DGECV) de finaliser l’ensemble des chantiers au plus tard à la fin du mois de juin 2026, afin de bénéficier pleinement de la saison des pluies.
Dans le cadre de cette initiative prévue pour l’année 2026, il est annoncé l’aménagement de 80 espaces verts, 60 ronds-points, ainsi que la réalisation de 65 kilomètres de plantations d’alignement et de 10 kilomètres d’avenues paysagées à travers plusieurs villes du Burkina Faso.
Le programme inclut également la création d’un parc écologique, le renforcement du parc urbain Bangr-Weogo, de même que l’aménagement d’un espace de sylvothérapie et d’une aire zoologique au sein de la forêt de Kua, située à Bobo-Dioulasso.
En donnant le coup d’envoi officiel de ces travaux, le ministre d’État a fermement invité les équipes techniques de la DGECV à respecter les délais impartis, fixés à fin juin 2026. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité d’assurer la durabilité des infrastructures réalisées. « Il faut que nous ayons un modèle économique qui permette à ces infrastructures de s’autofinancer ».

Le commandant Sombié a également précisé que les kiosques prévus dans certains espaces ne seront pas destinés à des activités de type maquis, mais serviront plutôt à promouvoir les produits locaux issus du savoir-faire national.
Pour sa part, le directeur général de l’Environnement et du Cadre de vie, Abdoulaye Bazié, a précisé que ces aménagements font partie de la vision stratégique du ministre d’État. Elle s’appuie sur l’observation que les zones désignées comme espaces verts dans les plans cadastraux doivent réellement être valorisées en espaces de relaxation et de ressourcement écologiques, contribuant ainsi à la bataille contre le réchauffement climatique. Lors de cette occasion, il a exprimé sa gratitude envers tous les partenaires pour leur appui, en souhaitant que ce projet contribue à métamorphoser les villes du Burkina Faso en authentiques oasis de paix, reflet de la résilience et de la détermination du peuple.
Intervenant au nom des partenaires techniques et financiers, Dr Patrice Forogo a estimé que l’accompagnement de cette opération constitue un acte citoyen. D’après sa vision, le Burkina Faso est en train de vivre une profonde transformation, guidée par la Révolution populaire progressiste (RPP), qui repose sur les valeurs de souveraineté, de dignité, de justice sociale et de résilience. « Il est donc du devoir des acteurs économiques de traduire cette dynamique en actions concrètes et visibles, qui impactent la vie des citoyens », a-t-il déclaré…
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Source : Agence d’information du Burkina


