Le président Félix Tshisekedi impose un calendrier accéléré pour le «projet du siècle»

Le 27 mars 2026, lors du Conseil des ministres, le gouvernement de la République démocratique du Congo a approuvé le projet de loi concernant l’implémentation du projet Grand Inga. Ce projet a été présenté par Aimé Sakombi Molendo, le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité. Selon le rapport officiel du Conseil des ministres, le texte a été adopté suite à des discussions et des délibérations.

D’après ce rapport, ce texte législatif se présente comme une assurance de souveraineté, dans le sens où il a pour but de sauvegarder un bien stratégique national et d’en établir le contrôle par l’État. Le gouvernement insiste aussi sur le fait qu’il ajuste le droit congolais pour s’adapter à un projet hors norme, tout en préparant le terrain pour l’industrialisation, l’élargissement de l’accès à l’électricité, la génération de richesses et l’augmentation des revenus publics. Le texte souligne également l’importance de considérer les populations locales et les critères environnementaux. 

Cette adoption s’aligne sur un calendrier accéléré établi quelques jours auparavant par le président Félix Tshisekedi. Selon les données divulguées suite au Conseil des ministres du 20 mars, le président avait requis une révision rapide du texte pour son adoption le 27 mars, puis sa présentation au Parlement.

Sur une lancée similaire, le président avait également sollicité les ministères concernés ainsi que l’administration provinciale du Kongo Central à conclure les protocoles d’accord avec l’Agence pour le développement et la promotion du projet Grand Inga (ADPI-RDC), dans le but d’accélérer l’établissement du cadre de gouvernance du projet.

Le Grand Inga est un ambitieux projet hydroélectrique envisagé sur le fleuve Congo, dans la province du Kongo-Central, qui a pour objectif de fournir à la RDC une capacité de production dépassant les 40 000 MW. Il est élaboré par étapes. Après les projets Inga 1 (351 MW) et Inga 2 (1 424 MW), qui ont été menés à bien dans les années 70 et 80, nous sommes maintenant à la phase de préparation d’Inga 3.

Selon la Banque mondiale, diverses alternatives sont encore à considérer, avec une capacité possible variant de 3 000 à 11 000 MW en fonction de l’option choisie. Elle indique également que les travaux préliminaires et la réalisation du projet devraient durer approximativement dix ans, en raison de sa complexité sur les plans technique, politique et financier.

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Source : Bankable.africa

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