Le Premier ministre a dévoilé, lors de la présentation de son discours de politique générale le 27 décembre 2024, une feuille de route ambitieuse destinée à transformer durablement le visage des villes burkinabè.
Au cœur de cette vision, l’urbanisation planifiée et aux normes devient le socle d’un développement national harmonieux. Le gouvernement lie désormais étroitement la productivité des citoyens à la qualité de leur cadre de vie, affirmant qu’un Burkinabè bien logé est un acteur plus efficace au service de la Nation. « Nous avons la ferme conviction qu’un Burkinabè bien logé est un citoyen plus productif au service de la Nation, quel que soit son secteur d’activité. La problématique de l’habitat et du logement sera une priorité pour mon Gouvernement. Dans ce sens, une stratégie de reconfiguration urbaine sera mise en œuvre afin de développer un habitat de qualité et résilient pour nos villes. Pour une meilleure croissance de nos centres urbains, nous allons poursuivre la politique de restructuration des zones d’habitat spontané et d’apurement du passif foncier urbain », a notamment dit le Premier ministre devant les députés de l’Assemblée législative de transition.
Cette stratégie de reconfiguration urbaine vise non seulement à offrir un habitat résilient, mais aussi à résoudre les problèmes d’assainissement, de reforestation et de gestion des eaux usées qui conditionnent la santé publique.
Pour concrétiser cette ambition, le gouvernement mise sur la promotion des logements sociaux collectifs avec un objectif chiffré : la construction de 50 000 logements d’ici à l’horizon 2029. Rompant avec les modèles d’étalement urbain du passé, la priorité est désormais accordée aux habitats en hauteur. Et selon les premiers chiffres, 598 ont été construits et 300 logements économiques sont en cours de réalisation.
Cette politique de densification urbaine est soutenue par l’opérationnalisation de la nouvelle loi régissant la promotion immobilière et par la mise en place de mécanismes financiers spécifiquement adaptés aux besoins des populations. Parallèlement, l’exécutif s’est engagé à poursuivre la restructuration des zones d’habitat spontané et à mener à bien l’apurement du passif foncier, garantissant ainsi une croissance ordonnée des centres urbains.
Un déploiement sur 61 localités
Le programme de logement ne se limitera pas aux grands pôles économiques mais couvrira l’ensemble du territoire national à travers 61 localités ciblées. Si Ouagadougou et Bobo-Dioulasso demeurent des axes majeurs, le projet s’étend à 11 chefs-lieux de région, 21 chefs-lieux de provinces et communes urbaines, ainsi qu’à 25 communes rurales. Une attention particulière est également portée aux zones stratégiques de transit avec l’inclusion des localités frontalières de Cinkansé et Dakola. Ce maillage territorial vise à offrir un cadre de vie décent à chaque Burkinabè, indépendamment de sa situation géographique, tout en renforçant l’attractivité des centres secondaires.
Outre le programme massif de construction, plusieurs chantiers emblématiques marquent cette transition urbaine. Le gouvernement prévoit la réalisation d’un complexe intégré de la transition qui comprendra un immeuble mixte de sept niveaux ainsi qu’un marché moderne. Le secteur de Bassinko verra naître la « cité de la Renaissance » dotée de 300 logements, tandis qu’un projet de ville nouvelle sera lancé à Saaba. En complément de ces infrastructures, l’apurement des contentieux liés à l’ancienne promotion immobilière reste une priorité. Après une évaluation de la première phase entamée en 2024, une seconde étape sera lancée pour apporter des solutions concrètes aux préoccupations des populations impactées par les gestions antérieures….
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