Un jalon important a été posé dans le renforcement des liens bilatéraux entre la République démocratique du Congo et le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS). À Kinshasa, le 18 février 2026, un protocole d’accord (MoU) a été signé entre le ministère des Infrastructures et Travaux publics (ITP) et l’entité onusienne.
Le ministre des ITP, John Banza, et la directrice pays de l’UNOPS en RDC, Mouna El-Jaouhari, ont signé ce document officiel. Considéré comme un tournant pour la reconstruction nationale, ce mémorandum vise à « remodeler l’infrastructure du pays tout en consolidant les compétences locales ».
Le contrat est soutenu par quatre grands piliers majeurs pour moderniser la région. Le premier aspect porte sur la construction et la réhabilitation d’infrastructures, incluant aussi bien l’édification de nouvelles structures que la restauration des installations actuelles sur l’ensemble du territoire de la RDC. Le second pilier met l’accent sur le transfert de compétences, avec pour objectif d’améliorer les capacités des institutions congolaises et de perfectionner les standards et procédés de construction. Le troisième point met en évidence une collaboration de premier ordre, en considérant l’infrastructure comme un levier crucial pour la croissance économique.
Pour finir, le quatrième axe se concentre sur l’impact social et la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD). L’objectif est de promouvoir le désenclavement, de combattre la pauvreté et d’améliorer l’accès aux services sociaux fondamentaux, notamment par le biais de projets routiers.
On qualifie ce protocole d’« accord ouvert », qui comprend des mécanismes de suivi soignés pour ajuster et amplifier la coopération pendant sa phase active. Le document, bien qu’il ne détermine pas encore les projets prioritaires, les budgets ou le calendrier exact, instaure une structure référentielle devant être précisée par des accords opérationnels futurs.
L’UNOPS se démarque par son rôle opérationnel, soutenant ses partenaires, qu’il s’agisse de gouvernements ou de donateurs, dans la mise en œuvre effective de leurs objectifs. Pour y parvenir, elle met en œuvre son expertise en gestion de projets, en procédures d’achats et en ingénierie, fonctionnant selon un modèle autofinancé par la facturation de frais de gestion. Cette organisation n’est pas une entité méconnue en République démocratique du Congo. Selon les chiffres officiels, en 2024, elle a dirigé plus de 53 initiatives nationales, totalisant un chiffre d’affaires de 61,2 millions de dollars en collaboration avec 26 partenaires. Ses activités en cours concernent le transport, la santé, l’accès à l’eau, la formation professionnelle et les initiatives de stabilisation dans la région orientale du pays.
En guise d’exemple, l’agence de l’ONU met en avant son travail dans la construction ou la réhabilitation de 132 centres médicaux, 27 entrepôts de vaccins et 16 centres régionaux pour la distribution des médicaments. Elle mentionne aussi des infrastructures hydrauliques qui ont profité à 45 000 habitants en milieu rural, en même temps que des projets de réfection de routes et d’installation de ponts. En officialisant ce partenariat avec le ministère des ITP, les responsables congolais et l’UNOPS visent à établir ces actions dans un cadre institutionnel strict. Le défi à venir consiste désormais à transformer cet accord en actions concrètes, financées et organisées sur le terrain….
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Source : Bankable.africa


