Réunis au sein de la CEDEAO, les pays de l’Afrique de l’Ouest cherchent une réponse au manque d’infrastructures énergétiques dont ils souffrent. Pour cela, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest a décidé de s’appuyer sur un partenariat avec la Chine afin d’accélérer le financement de projets destinés à ce secteur, dont le coût est estimé à plus de 36 milliards de dollars.
La CEDEAO a engagé, courant mars à Abuja, des discussions avec Energy China International (CEEC) afin d’examiner différentes pistes de coopération dans le développement des infrastructures électriques en Afrique de l’Ouest, selon l’agence Ecofin.
Ce rapprochement repose sur une collaboration avec l’entreprise Energy China International (CEEC) et vise à mobiliser des ressources pour des projets jugés prioritaires dans la région.
Les échanges entre la Direction de l’Énergie et des Mines de la CEDEAO et la partie chinoise portent sur plusieurs chantiers, organisés autour de quatre axes principaux.
Le premier se réfère à l’expansion de la production d’énergie, visant à appuyer l’évolution du secteur énergétique au niveau régional et à satisfaire une demande qui est en constante augmentation. Le second concerne les infrastructures de transport et de distribution, dans le but de moderniser et agrandir les réseaux afin d’optimiser l’accès à l’électricité, particulièrement dans les régions rurales. La troisième dimension de cette collaboration porte sur les systèmes de stockage d’énergie, avec l’objectif d’incorporer des dispositifs visant à stabiliser les réseaux, un aspect crucial pour encourager l’inclusion des énergies renouvelables.
Enfin, les discussions abordent également la possibilité d’un appui technique et financier chinois, ainsi que l’évaluation des capacités nécessaires à la mise en œuvre des projets d’envergure du West African Power Pool (WAPP).
Cette démarche fait partie d’un effort plus global de la Chine pour appuyer les institutions régionales, y compris son initiative de financement et la réalisation, à titre gracieux, du nouveau quartier général de la CEDEAO à Abuja (environ 32 millions de dollars).
De plus, cette collaboration fait partie des efforts soutenus du FOCAC 2024 et accompagne le démarrage du quinzième Plan quinquennal chinois (2026-2030), qui porte une attention particulière aux infrastructures durables ainsi qu’à la sécurité énergétique.
Par ailleurs, ce partenariat s’inscrit dans la continuité des engagements du FOCAC 2024 et accompagne le lancement du 15e Plan quinquennal chinois (2026-2030), qui met l’accent sur les infrastructures durables et la sécurité énergétique.
Cette démarche de la CEDEAO pour renforcer ses infrastructures énergétiques répond à un déficit réel, qui touche encore la moitié de la population des pays concernés. Ce manque demeure l’un des plus importants à l’échelle mondiale, malgré un potentiel considérable en énergies renouvelables et fossiles. En mars 2026, la situation se caractérise toujours par un accès limité et des réseaux fragmentés qui freinent la croissance régionale. Ainsi, près de 50 % de la population de la CEDEAO n’a toujours pas accès à l’électricité.
La disparité entre zones urbaines et rurales reste particulièrement marquée : dans les campagnes, le taux d’accès dépasse difficilement 18 %…
Télécharger gratuitement le magazine pour lire l’intégralité de l’article
Source : Ecotimesdz.com


