Le 28 janvier 2026, Émile Ouosso, ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique de la République du Congo, a officiellement lancé les études de construction de la centrale hydroélectrique de Kitéké. La cérémonie s’est déroulée en présence des délégués des administrations publiques et des partenaires techniques du projet, à savoir les entreprises Lincoln et China Energy.
Le chantier est situé dans le département du Pool, non loin de la rivière Loufoulakari. Il compte parmi les aménagements les plus audacieux en cours actuellement. L’objectif fondamental est de tirer le meilleur parti des ressources hydrauliques du fleuve Congo pour apporter une réponse pérenne à la demande électrique toujours plus forte des foyers et des entreprises.
Lorsqu’on examine les spécificités du site, on devine les performances remarquables de ce futur ouvrage. D’après les détails fournis par André N’keye, directeur général de l’Énergie, les caractéristiques techniques du lieu sont exceptionnelles : la chute brute atteint huit mètres, avec une cote située à 233 mètres en amont et 225 mètres en aval. En s’appuyant sur un débit d’équipement évalué à 10 000 mètres cubes par seconde, les experts prévoient une puissance installée de près de 510 mégawatts.
Ce niveau de production constituerait une avancée majeure pour l’infrastructure électrique du pays. À ce sujet, André N’keye a insisté sur la portée capitale de cet ouvrage en déclarant : « Le projet Kitéké constitue un accroissement substantiel de la puissance installée actuelle de notre pays. Il permettra d’alimenter des centaines de milliers de foyers et de soutenir l’essor de nombreuses industries ».
Pensé pour conjuguer rendement et durabilité, le projet Kitéké fait l’objet d’analyses approfondies. Les investigations techniques en cours se concentrent sur la géologie du terrain, la définition du type de barrage et de canal, ainsi que le choix de turbines spécifiques, capables de fonctionner avec une faible chute d’eau mais un débit massif.
Simultanément, une évaluation minutieuse des répercussions environnementales et sociales est effectuée pour planifier les actions de compensation indispensables. L’intégration de la centrale au réseau électrique national reste aussi un domaine de travail prioritaire. Kitéké aspire à devenir un pilier de la production d’électricité à l’échelle nationale, contribuant ainsi à assurer la stabilité énergétique du pays. Son objectif est également de pallier les insuffisances de production et d’apporter une impulsion majeure au développement économique et social de la nation…
Télécharger gratuitement le magazine pour lire l’intégralité de l’article
Source : Journal de Brazza


